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Da Vinci Code

Da Vinci Code. LE best-seller vendu à plusieurs millions d’exemplaires. LE secret le mieux gardé de l’histoire. LE complot qui veut que le vatican cache depuis deux millénaires la descendance de Jésus jusqu’à nos jours. LE film qui doit exploser les scores d’entrée en salles.

Présenté en ouverture du Festival de Cannes, à grands renforts de publicités et d’articles dans tous les quotidiens, habdomadaires, mensuels, affiches placardées, pour 160.000 euros, partout dans Paris le métro, aussi plates que peu imaginatives «  »Audrey Tautou est Sophie, Jean Reno est FACHE » (la première fois, on se demande ce qui le contrarie d’ailleurs) bref, c’était trop, trop de battage autour d’un film : c’est suspect.

N’ayant pas lu le livre, pauvre de moi, et cette surenchère de publicités et d’articles me poussant à croire que non, il n’était pas possible que je ne puisse continuer à donner un sens à ma vie sans avoir vu ce chef d’ Oeuvre du septième Art, non, je ne pouvais pas ne pas aller voir cette énième merveille du monde.

Samedi 20 mai, 16h50. Armé d’une place de cinéma dans une main, et d’un esquimau dans l’autre, Alex’ et moi rentrons dans la salle du cinéma de St Germain en Laye, grande salle confortable dans laquelle la publicité bat son plein. Une vingtaine de minutes réclames plus tard, enfin le film commence. Le décor est planté : la grande gallerie du Louvre, déserte, de nuit, un moine albinos en sandales poursuit le conservateur du musée, lequel s’effondre après quelques foulées… tin tin tin tinnnnnnn!!!

Quelques minutes plus tard, Jean Reno (qui joue du Jean Reno) alias Fache – le flic – fait venir Tom Hanks, Robert Langdon – grand spécialiste d’étude des symboles – (mais pas de la coiffure, à en juger par sa coupe au bol !) pour l’aider à déchiffrer un symbole que le conservateur s’est tatoué sur le corps avant sa mort. Oui, plutôt que d’écrire clairement qui l’a tué, lui préfère prendre le temps de dessiner un pentacle de sang et une suite de chiffres, la suite de Fibonacci (vous savez, la suite qui décrit le cycle de reproduction des lapins, n0=1 ; n1=1 ; n = n-2 + n-1.).

Bref, apparaît par enchantement Audrey Tautou, enfin, Sophie, spécialiste en cryptologie, dont on se demande dès les premières répliques si c’est le doublage qui déconne ou si c’est son jeu, niais et sans conviction, qui passe mal.

Je poursuis le pitch Allocine : {{ »Avec l’aide de la cryptologue Sophie Neveu, Langdon va mener l’enquête et découvrir des signes dissimulés dans les oeuvres de Léonard de Vinci. Tous les indices convergent vers une organisation religieuse aussi mystérieuse que puissante, prête à tout pour protéger un secret capable de détruire un dogme deux fois millénaire… De Paris à Londres, puis en Ecosse, Langdon et Sophie vont tout tenter pour déchiffrer le code et approcher les secrets qui remettent en cause les fondements mêmes de l’humanité… »}}

Da Vinci Code est un film dans lequel les décors sont omniprésents au détriment des acteurs, et c’est tant mieux. En effet, comme je l’écrivais, l’impression de niaiserie ressentie dans le jeu d’Amélie Poulain Audrey Tautou, se confirme par la suite. Celui de Jean Reno n’est plus à redire : nul, vu et revu dans les Rivières Pourpres 1, Les Rivières Pourpres 2, ……………… . L‘impressionnante poursuite en Smart dans Paris dont parlait un critique, est… plutôt courte, 45 secondes à peine et illisible : allez sur dailymotion.com et vous verrez que des mioches de 4 ans utilisant le camescope JVC de leurs parents, équipé d’un stabilisateur numérique, arrivent à faire mieux.

On apprend aussi que le bois de Boulogne est situé avenue Foch et qu’il est le repère de centaines de jeunes camés qui, sous la lumière des réverbères Parisiens, font chauffer leur dope à la bougie. Moi qui croyais que Sarko avait fait le nécessaire… 🙂

Les énigmes sont résolues avec la musique de circonstance qui, si elle n’était pas là, ne changerait rien, la spécialiste en crypto Sophie ne comprend pas grand chose à ce qui lui arrive, de surcroit est nulle en histoire, heureusement Ron Howard le réalisateur fait appel à une technique de derrière les fagots qui fera date : le flashback! Prenez une vieille infographie à trois francs six sous, demandez à l’émission Secrets d’actualité sur M6 d’y inscruster vulgairement Lorenzo Lamas pour représenter Jésus et vous aurez une idée de la catastrophe : l’incrustation des Potes dans Attention à La Marche reste une référence 🙂

Quant au moine Albinos en sandales qui conduit difficilement une Mégane sur le périphérique… bref vous m’aurez compris, on rigole, mais au moins j’aurai essayé…

La fin est tout à fait dans la lignée de ce grand n’importe quoi, signe d’un total manque d’émotions qui glissent sur Sophie avec le plus parfait désintérêt. Bref, pas la peine d’applaudir à la fin du film.

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