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Rango

Alors qu’il mène sa vie sans histoire d’animal de compagnie, Rango, caméléon peu aventurier, est en pleine crise d’identité : à quoi bon avoir des ambitions quand tout ce qu’on vous demande, c’est de vous fondre dans la masse ? Un jour, Rango échoue par hasard dans la petite ville de Poussière, dans l’Ouest sauvage, où de sournoises créatures venues du désert font régner la terreur. Contre toute attente, notre caméléon, qui ne brille pas par son courage, comprend qu’il peut enfin se rendre utile. Dernier espoir des habitants de Poussière, Rango s’improvise shérif et n’a d’autre choix que d’assumer ses nouvelles fonctions. Affrontant des personnages plus extravagants les uns que les autres, Rango va-t-il devenir le héros qu’il se contentait jusque-là d’imiter ?

Rango, c’est l’histoire du héros de cinéma malgré lui dans toute sa splendeur. Un lézard en quête d’identité qui échoue dans le désert, et qui sur un malheureux concours de circonstance, devient le héros d’une ville, adulé par tous ses habitants, avant qu’ils ne découvrent qui il est réellement.

Le pitch était prometteur, malheureusement le budget semble avoir été intégralement dépensé dans le cachet de Johny Deep (qui incarne le lézard, enfin sa voix) et surtout dans les effets visuels.

Techniquement irréprochable, vous l’aurez compris, Rango pêche au niveau de son scénario.

Le scénario donc. Faiblard. Déjà vu mille fois. Il fallait un prétexte pour faire ce film, les scénaristes ont pris un cas d’école : ça marche à tous les coups, c’est sans surprise, mais d’un autre côté, le film s’adresse aux enfants, on allait pas non plus leur sortir un scénario à la Inception.

Cela étant, prenons un peu de recul. En toile de fond, l’histoire parle de la valeur de l’eau, monnaie de ce pays,  confisquée par quelques puissants. On y décèle également une pointe de critique du monde capitaliste et de redistribution des richesses, mais sans vraiment beaucoup de subtilité.

Alors, avec ce bilan, qu’est-ce qui pourrait vous pousser à aller voir Rango ? D’abord, passer un bon moment. L’histoire reste divertissante et plaisante à regarder et malgré quelques longueurs, le film est un bel hommage aux westerns. Ensuite, le personnage. Un peu Pierre Richard dans son comportement mais très attachant. Enfin, la beauté de l’image.

Chaque poil d’animal, chaque reflet, chaque rayon de lumière, offre au spectateur une plongée dans l’Ouest digne des westerns de Clint Eastwood. Le décor est sublime, on a soif à la place des personnages. Et si vous n’êtes toujours pas convaincu, allez-y pour goûter à la musique, composée par Hans Zimmer, qui colle parfaitement à l’univers, allant même jusqu’à gommer toutes les petites imperfections évoquées plus haut.

Sortie le 23 mars.

Réalisateur : Gore Verbinski
Avec Johnny Depp, Isla Fisher, Abigail Breslin.

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