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Où étiez-vous il y a 10 ans ? Où avez-vous véçu cette frénésie qui s'est emparée de la France, 3 semaines durant, lorsque plus rien n'arrêtait les hommes d'Aimé Jacquet sur le chemin qui se terminera an apotéose au Stade de France, un soir de juillet 1998 ?
Tout avait commencé le 12 juin. 3 à 0 face à l'Afrique du sud. Puis 4-0 face à l'Arabie Saoudite et 2-1 face au Danemark.
La France accède aux huitièmes de finale face au Paraguay. Laurent Blanc, auteur d'un but en Or à la 113è minute, délivre son équipe et, derrière elle, met fin au supplice de plusieurs millions de supporteurs français. La France accède aux quarts de finale et affronte l'Italie. Quelque chose de jamais vu est en train de se passer dans l'hexagone. Des supporteurs qui jamais ne s'étaient intéréssé au football se balladent avec des maillots aux couleurs de l'équipe, le nom de Zizou est scandé dans les stades, c'est la folie. Moi-même, pas footballeux du tout, je me prend au jeu.
Le 3 juillet 1998, score nul après la période réglementaire et les prolongations, c'est la séance de tirs au but . Le tir de Di Biagio ripe contre la barre transversale : la France rencontre la Croatie le 8 juillet suivant.
Menée au score dès la 46è minute, sur un tir de Sucker, la France reprendra espoir lors de l'égalisation par Henry, une minute plus tard. Ce qui est en train de se passer est géant. La France y croit. Aimé Jacquet, qui faisait l'objet de toutes les critiques quelques semaines auparavant, devient le
sélectionneur, et son carnet dont il ne se sépare jamais pendant les matches, l'objet de toutes les curiosités.
Thuram marque un second but à la 69è minute et propulse la France en Finale, face au brésil.
La Finale du 12 juillet 1998, j'aurais aimé y être tant l'ambiance devait y être formidable. J'étais avec mes parents, en vacances près de Roanne, à Saint Jean Saint Maurice dans une petite location très sympathique donnant vue sur la Loire. Comme plusieurs millions de Français, j'étais avec mes parents devant le poste de télévision, et nous avons vibré ensemble devant les 3 buts marqués contre le champion Brésilien. La balle de 3-0 fut la cerise sur le gâteau.
La côte de popularité du Gouvernement et de Chirac fut regonflée pour quelques semaines, les problèmes d'intégration, de racisme, mis de côté, oubliés presque, grace à cette équipe black-blanc-beur
que les journalistes et les politiques n'ont cessé de féliciter. 10 ans. On ne se doutait absolument pas que Chirac serait face à JM Le Pen pour les prochaines Présidentielles, les attentats du 11 septembre étaient un scénario holywoodien, les RTT n'existaient pas et Sarkozy était un homme politique connu, mais pas trop...
Ce soir-là, en m'endormant, j'écoutais la fin de la soirée à la radio sur mon walkman cassette (les balladeurs MP3 n'existaient pas encore), et c'était mes dernières vacances avec mes parents, la vie et mon arrivée à Paris pour les études, un mois et demi plus tard, en ayant décidé autrement.
Hier soir donc, nous étions donc au Stade de France pour célébrer le 10è anniversaire de cette coupe du Monde. Les champions du monde de 1998 jouaient contre une sélection nationale. Tous les grands étaient là : Zizou, Thuram, Karembeu, Deschamps. Fait rare, les places étaient vendues au prix unique de 10 euros et nous étions placé très très près du terrain (second rang).
Après l'arrivée de la coupe du monde par hélicoptère en début de rencontre, et la présentation des joueurs, on a pu constater que la forme des joueurs de 1998 n'était pas au rendez-vous malgré quelques beaux gestes techniques de Zidane et un sublime but de Pauletta, de l'équipe de sélection mondiale, mais l'important c'est le fun. Et ce Stade, qui fête lui aussi ses 10 ans, est tout simplement géant ! 80.000 spectateurs, la clameur, les holas qui font 4 fois le tour, l'acclamation de Zizou lors de son entrée sur le terrain, ahhhh quelle soirée !!
Résultat : 3 buts dans chaque équipe. Le match fut suivi d'un feu d'artifice qui a, semble-t-il, été un peu écourté, une fusée ayant pris feu au sol.
Quelques photos de la soirée...




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