Ahhh... les vacances sont finies et déjà l'informatique me joue des tours... vingt minutes à écrire un post et vlan... IE qui choisit son bon moment pour me faire le coup de la panne... Ahhh... on se demande pourquoi on est obligés de subir ces dysfonctionnements et comment les gens font pour bosser sur de tels environnements... bref là n'est pas le propos mais mon ordinateur c'est de la daube qui est capable de détecter le niveau d'énervement de son interlocuteur. Trop fort... et quand il est bien énervé, il plante, histoire de bien gonfler tout le monde, enfin moi...

Brrrrref... deux semaines et demi dans la montagne et l'ordinateur ne m'aura pas manqué le moins du monde, pas après un coup comme celui-là... Bien alors je disais quoi dernièrement... oui, la montagne, ces beaux paysages, au pays du mont blanc, grandiose.

Il faut le voir pour le croire, le Mont Blanc, La mer de Glace, l'aiguille du midi, une fois que l'on a vu tout cela, eh bien la tour Eiffel et la tour Montparnasse paraissent deux soeurs bien ternes... Et malgré cela, malgré ces paysages, cet air pur, des gens trouvent encore le moyen d'utiliser leur téléphone portable, façon je suis à côté du Mont Blanc et je vous dis merde à tous, ou de cloper à 3800 mètres d'altitude... tous des drogués de toute façon...

Le téléphone portable est un ustensile certes, utile, mais certes, fortement déplaisant lorsque au milieu des oiseaux, des paysages, de la faune et de la flore, on entend le slogan Orange ou Bouygues venir vous crachotter leur mélodie à vos oreilles... Le pire reste sans doute le vacancier qui fait partager sa conversation aux autres vacanciers installés à la table du restaurant. Décidément, ces gens là n'ont pas de savoir-vivre...

Malgré ces quelques incorrigibles, perdus pour la science, il reste les Parisiens. Oui on va dire que je m'acharne sur eux, mais il semble que le Parisien, en vacances, au volant, adopte une attitude décalée. On peut ranger le Parisien dans trois catégories : le stressé, le tendu, le suicidaire.

Le stressé klaxonne. Il est en vacances mais il klaxonne. L'otoctone du coin, qui lui par exemple recule avec sa voiture, en prenant son temps. Ce qui est normal d'ailleurs, pour lui la journée comporte 24 heures. Le parisien stressé lui, klaxonne, car il sait que la journée ne comporte - que - 24 heures, il trouve d'ailleurs cela parfaitement anormal et injuste. Le klaxon, dans un futur lointain, est à ce propos une arme redoutable, qui accélère localement le déroulement du temps.

Seul hic, en l'état actuel de la science, le klaxon émet seulement du bruit.

Le stressé klaxonne, et se fait donc "remarquer"...

La seconde catégorie est celle des tendus. Alors qu'ils roulent à toute berzingue sur le périphérique, au delà des 80 KM/H autorisés, il adoptent une allure franchement -lente-, 30 KM/H en montée sur des routes de montagne pourtant déneigées (normal c'est l'été), larges, goudronnées et sans tracteur. Quel contraste avec ce que l'on connaît du parisien tendu qui n'hésite pas à adopter une allure beaucoup plus rapide en environnement urbain.

La dernière catégorie, la plus dangereuse, celle des suicidaires. Ils n'hésitent pas à adopter un comportement dangereux envers les autres usagers de la route, et vas-y que je te coupe la route, et vas-y que je te colle, ...

J'écorche les Parisiens, mais les provinciaux sont parfois pires, encore plus dangereux. La preuve...

La médaille de bronze revient tout d'abord à cette fiat punto immatriculée en Haute-Savoie, le 19 aout 2003 qui, sur la nationale qui descend sur Sallanches, s'est décidé à me doubler en franchissant une ligne blanche... Comportement très utile puisque quelques kilomètres plus bas, nous étions côte à côte au premier feu rouge.

La médaille d'argent est très surprenante... la scène se passe sur l'A77, le 20 aout (hier quoi), aux environs de 18h20. Une partie de l'autoroute est en travaux, limitée à 79 km/H, la file de gauche est neutralisée et des plots délimitent les deux files. Là surgit dans mon rétroviseur une sorte de grosse Renault verte, espace probablement, me collant d'un air "si tu ne passes pas la seconde je te pousse".

J'ai eu des scrupules à ne pas lui faire sponsoriser mon pare-choc, qu'il aurait pu m'offrir avec son assurance - tout conducteur doit rester maître de son véhicule", à 75 km/H c'était du tout cuit pour moi, mais bon, un accident à cette vitesse ca n'est jamais agréable, encore moins en rentrant de vacances. Mais la pédale de frein me démangeait profondément...

Bref vas-y que je te colle bien, et moi vas-y que je n'avance pas plus vite. 70 km/H c'est la limite. Cet énergumène, après avoir vu que j'étais très bête de ne pas avancer, a décidé de se prendre pour Franck Piccard, médaille d'or aux JO de Calgary au slalom je vous prie, et m'a simplement doublé en passant sur la gauche, entre deux plots. Après quoi, il est tranquillement venu se rabattre vers moi, en repassant entre deux plots disposés sur la route, après m'avoir signifié par un bras d'honneur très agressif que j'étais vraiment très bête!

Je n'ose pas imaginer ce qui se serait passé si cet abruti avait par mégarde accroché un plot...

Cette voiture, encore une fois, a pris une avance impressionnante grace à cet acte dangereux, puisque nous nous sommes retrouvés à la gare de péage 5 km plus loin après cet épisode.

Mais tout cela n'est rien à coté de la palme d'or... une renault blanche immatriculée en province qui se décide à doubler deux voitures, et moi arrivant en sens inverse. Des appels de phare répétés, un gros coup de frein et finalement voyant que l'individu était entêté, une embardée sur le bas-côté auront sauvé la mise.

Le conducteur - pardon - le meurtrier en surcis - m'a lancé après cet épisode un amical geste de la main, façon "la route est de toute façon à moi, alors c'est normal que vous vous soyez poussé".

Un - rapide - demi-tour au rond-point quelques mètrees plus bas ne m'a malheureusement pas permis de rattraper cet individu pour lui flanquer ma main dans la figure, dommage l'adrénaline était là, je me suis vengé pendant 20 kilomètres sur les chewing-gums.

Malgré ces comportement dignes des plus mauvais exemples de comportement suicidaires, irréfléchis, égoïstes et dangereux, les vacances se sont déroulées sous la canicule. Non, ne croyez pas que malgré ces quelques coups de gueule je sois rentré de vacances énervé.

Simplement fidèle à moi-même.