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Un peu de nostalgie. Ce n'est pas tous les jours qu'on quitte un lieu ou l'on a habité pendant près de 6 ans. Pas la larme à l'oeil mais un petit noeud dans la gorge 
Ce genre de petit noeud qui vous fait sentir qu'un événement majeur va se passer. Cet événement va balayer six années de ma vie :crazy:
Vendredi 28 août 1998. J'arrive du Havre avec mon sac sur le dos. Douze verres dedans gagnés à un concours de mini-golf à Notre-Dame de Bellecombe pendant ce que furent mes dernières vacances de "jeune étudiant pas encore parisien" en compagnie de mes parents.
22 rue du Général Leclerc, 3e étage droite. L'appart n'a pas l'air génial mais bon, il suffira pour la rentrée. Mardi prochain, c'est le premier jour d'EPITA, direction le rattrapage de maths. J'en ai bien besoin. 3 semaines de cours de maths avant la vrai rentée fin septembre.
Etat des lieux, et retour au Havre lendemain, samedi. C'est le début des weekends "coup de vent" au Havre.
Trois années à étudier au Kremlin, 5 minutes le matin, 5 minutes à pieds le soir, une année à aller au boulot et à rentrer le soir. Les embouteillages ne me font pas peur, et le métro, connais pas. On vit EPITA, on mange EPTIA (Avner et ses sandwitches), le jour, la nuit.
Combien de fois me suis-je retrouvé en salle machine à 5h du matin, presque seul, après une nuit devant l'écran, à avancer un projet depuis 18h le soir car il faisait trop chaud pour bosser la journée ?
En plein été, que c'est bon de rentrer chez soi quand tout le monde se lève. Vivre décalé. Voici ce que j'aimais au Kremlin. On voyait une partie de la vraie vie. Celle de la nuit. Du petit matin. Pas de stressés. Juste des endormis. J'aimais cette ambiance :P
Combien de fois suis-je allé manger aux grecs de l'avenue avec des collègues de l'école ? Combien de fois ai-je fait mes courses à la Kremlinoise ? La bonne baguette croustillante à 4F20, puis 4F30.
Que de bons moments...
Le diplôme et un job en poche, je découvre la vie quotidienne de Paris , la vraie : métro, boulot, dodo. Cela me vaudra quelques moments de solitude et de tristesse, la routine et d'autres raisons aura eu raison d'un bel amour, premier amour. Les blessures se sont refermées depuis, mais restent de belles cicatrices.
Quelques moments de tristesse après :'( Je décide de changer d'air. Direction l'Avenue de Fontainebleau, au Kremlin (toujours), le 80 ter, 7e étage au dessus de la Nationale 7.
900 km plus au sud de cette fameuse nationale chantée par Trenet, Menton, dans le sud. Au milieu, ma ville natale, Roanne. Plus loin, Lyon. Entre les deux, Nevers, Lapalisse, ... De très, très, très belles régions traversées 88|
Bref, déménager pour oublier ce quotidien du 22 3e étage droite, ces souvenirs qui ne sont plus, qui hantent mes pensées et chacun de ces moments, oublier cette solitude
que je rencontre chaque fois que je rentre, dans cet appartement ou j'avais véçu en parfait étudiant célibataire, mais encore jamais en travailleur célibataire.
Nouvel appartement récent, moderne, ça change. Encore un moment de tristesse. Dur dur. "Je suis seul au monde" comme dirait le chanteur Corneille. Mais rapidement métro boulot dodo se reproduit. Raz le bol XX( Je rale :> Je jure >
J'en ai marre. La ligne 7 ? Bondée
Que faire ? Changer d'air. A nouveau. Pour aller ou ? Pas ici. Loin. Province ? Pourquoi pas, mais Copine sur Paris signifie pas facile de partir.
C'est le moment d'acheter. A Saint Germain en Laye. Coin sympa, je m'y sens bien. Je ne rale plus, je vois des gens qui ont l'air "normaux", pas des gens qui vomissent par terre à vos pieds. Cliché ? Surement. Mais déjà véçu.
Bref... L'achat se concrétise. Il tombe plutôt bien. C'est le moment. Encore que, avec le recul, certains événements n'auraient pas été, ou auraient été plus tôt, fichu second amour déçu, peut-être ne serais-je pas là en train d'écrire, mais vraiment loin de Paris, à environ 400 bornes par l'A6.
Ca sera pour plus tard. J'espère. Ce reve d'adulte (le rêve de gosse a déjà été exhaucé) prendra forme un jour je l'espère.
Bref... un petit peu nostalgique ce soir :| Beaucoup d'événements se sont déroulés dans cet appartement. Rires, joies, peines, tristesses, décès ... ce sont tout un camaïeu d'émotions qui sont à jamais figées dans ma mémoire et cet appartement en est le catalyseur.
Plus que ça, c'est ce quartier même, du Kremlin Bîcêtre, qui est le catalyseur de ma vie sur Paris.
Avant le Kremlin il y avait Loïc, un petit bonhomme du Havre, sans souvenirs de grosses peines de coeur dans la tête, avec ses parents près de lui.
Après le Kremlin il y aura Loïc, un peu malmené par une certaine période de sa vie, avec une famille réduite de moitié. Il espère qu'elle saura maintenant l'épargner, cette vie là, et le rendre - enfin - réellement heureux. C'est plutôt bien parti dirait-on. Sans m'avancer non plus ni m'exposer, parce que cela, vraiment, cela ne regarde que moi.
Bref, un Kremlin que je vais apprendre à oublier, que j'ai longtemps apprécié quelque part, avec son ambiance si spéciale et sa proximité avec la place d'Italie son centre commercial et le 13 arrondissement si sympathique. Mais aussi un Kremlin que j'ai fini par ne plus aimer, sa qualité de vie déplorable, ses bouchons interminables le samedi soir, sa vue imprenable sur l'incinérateur de Bercy, ses dimanche soirs si froids et déprimants l'hiver (mon dieu, quelle déprime cet hiver! réellement!), et surtout sa ligne 7, fleuron de la régularité et de la compression humaine moderne dans les transports en commun.
Au revoir le Kremlin Bicêtre... et encore merci pour tout!

Ce genre de petit noeud qui vous fait sentir qu'un événement majeur va se passer. Cet événement va balayer six années de ma vie :crazy:
Vendredi 28 août 1998. J'arrive du Havre avec mon sac sur le dos. Douze verres dedans gagnés à un concours de mini-golf à Notre-Dame de Bellecombe pendant ce que furent mes dernières vacances de "jeune étudiant pas encore parisien" en compagnie de mes parents.
22 rue du Général Leclerc, 3e étage droite. L'appart n'a pas l'air génial mais bon, il suffira pour la rentrée. Mardi prochain, c'est le premier jour d'EPITA, direction le rattrapage de maths. J'en ai bien besoin. 3 semaines de cours de maths avant la vrai rentée fin septembre.
Etat des lieux, et retour au Havre lendemain, samedi. C'est le début des weekends "coup de vent" au Havre.
Trois années à étudier au Kremlin, 5 minutes le matin, 5 minutes à pieds le soir, une année à aller au boulot et à rentrer le soir. Les embouteillages ne me font pas peur, et le métro, connais pas. On vit EPITA, on mange EPTIA (Avner et ses sandwitches), le jour, la nuit.
Combien de fois me suis-je retrouvé en salle machine à 5h du matin, presque seul, après une nuit devant l'écran, à avancer un projet depuis 18h le soir car il faisait trop chaud pour bosser la journée ?
En plein été, que c'est bon de rentrer chez soi quand tout le monde se lève. Vivre décalé. Voici ce que j'aimais au Kremlin. On voyait une partie de la vraie vie. Celle de la nuit. Du petit matin. Pas de stressés. Juste des endormis. J'aimais cette ambiance :P
Combien de fois suis-je allé manger aux grecs de l'avenue avec des collègues de l'école ? Combien de fois ai-je fait mes courses à la Kremlinoise ? La bonne baguette croustillante à 4F20, puis 4F30.
Que de bons moments...
Le diplôme et un job en poche, je découvre la vie quotidienne de Paris , la vraie : métro, boulot, dodo. Cela me vaudra quelques moments de solitude et de tristesse, la routine et d'autres raisons aura eu raison d'un bel amour, premier amour. Les blessures se sont refermées depuis, mais restent de belles cicatrices.
Quelques moments de tristesse après :'( Je décide de changer d'air. Direction l'Avenue de Fontainebleau, au Kremlin (toujours), le 80 ter, 7e étage au dessus de la Nationale 7.
900 km plus au sud de cette fameuse nationale chantée par Trenet, Menton, dans le sud. Au milieu, ma ville natale, Roanne. Plus loin, Lyon. Entre les deux, Nevers, Lapalisse, ... De très, très, très belles régions traversées 88|
Bref, déménager pour oublier ce quotidien du 22 3e étage droite, ces souvenirs qui ne sont plus, qui hantent mes pensées et chacun de ces moments, oublier cette solitude
que je rencontre chaque fois que je rentre, dans cet appartement ou j'avais véçu en parfait étudiant célibataire, mais encore jamais en travailleur célibataire. Nouvel appartement récent, moderne, ça change. Encore un moment de tristesse. Dur dur. "Je suis seul au monde" comme dirait le chanteur Corneille. Mais rapidement métro boulot dodo se reproduit. Raz le bol XX( Je rale :> Je jure >
J'en ai marre. La ligne 7 ? Bondée
Que faire ? Changer d'air. A nouveau. Pour aller ou ? Pas ici. Loin. Province ? Pourquoi pas, mais Copine sur Paris signifie pas facile de partir.C'est le moment d'acheter. A Saint Germain en Laye. Coin sympa, je m'y sens bien. Je ne rale plus, je vois des gens qui ont l'air "normaux", pas des gens qui vomissent par terre à vos pieds. Cliché ? Surement. Mais déjà véçu.
Bref... L'achat se concrétise. Il tombe plutôt bien. C'est le moment. Encore que, avec le recul, certains événements n'auraient pas été, ou auraient été plus tôt, fichu second amour déçu, peut-être ne serais-je pas là en train d'écrire, mais vraiment loin de Paris, à environ 400 bornes par l'A6.
Ca sera pour plus tard. J'espère. Ce reve d'adulte (le rêve de gosse a déjà été exhaucé) prendra forme un jour je l'espère.
Bref... un petit peu nostalgique ce soir :| Beaucoup d'événements se sont déroulés dans cet appartement. Rires, joies, peines, tristesses, décès ... ce sont tout un camaïeu d'émotions qui sont à jamais figées dans ma mémoire et cet appartement en est le catalyseur.
Plus que ça, c'est ce quartier même, du Kremlin Bîcêtre, qui est le catalyseur de ma vie sur Paris.
Avant le Kremlin il y avait Loïc, un petit bonhomme du Havre, sans souvenirs de grosses peines de coeur dans la tête, avec ses parents près de lui.
Après le Kremlin il y aura Loïc, un peu malmené par une certaine période de sa vie, avec une famille réduite de moitié. Il espère qu'elle saura maintenant l'épargner, cette vie là, et le rendre - enfin - réellement heureux. C'est plutôt bien parti dirait-on. Sans m'avancer non plus ni m'exposer, parce que cela, vraiment, cela ne regarde que moi.
Bref, un Kremlin que je vais apprendre à oublier, que j'ai longtemps apprécié quelque part, avec son ambiance si spéciale et sa proximité avec la place d'Italie son centre commercial et le 13 arrondissement si sympathique. Mais aussi un Kremlin que j'ai fini par ne plus aimer, sa qualité de vie déplorable, ses bouchons interminables le samedi soir, sa vue imprenable sur l'incinérateur de Bercy, ses dimanche soirs si froids et déprimants l'hiver (mon dieu, quelle déprime cet hiver! réellement!), et surtout sa ligne 7, fleuron de la régularité et de la compression humaine moderne dans les transports en commun.
Au revoir le Kremlin Bicêtre... et encore merci pour tout!
