On sous-estime la puissance d'un ticket de carte bleue.
Je faisais tranquillement le tri de mes vieux vêtements... enfin le tri du carton dans lequel tous mes vêtements sont entreposés depuis près d'un an, depuis mon déménagement fin juin... faute d'avoir terminé l'aménagement de la chambre.
Je séparais donc consciencieusement les affaires récupérables des affaires dites Croix-Rouge
, quand soudain, en faisait les poches d'un vieux jeans noir-marron que je jugeais bon pour une seconde vie en association carritative, je suis tombé sur un souvenir.
Un vieux papier tout vieilli par le temps. D'aspect jaunâtre. C'était un ticket de carte bleue, qui reposait depuis le 1er septembre 2001, 11h20, caisse 48, dans la poche du dit jeans. C'était un ticket de carte bleue provenant du centre commercial Bercy 2.
Et là, se produisit un flashback comparable à la scène de l'homme retrouvant sa boîte de jeux dans Amélie Poulain (sans la crise de larmes à la fin heureusement) : les courses de ce samedi matin avec mon ex, tout heureux de l'accompagner faire ses courses et les miennes avec ma nouvelle 206 toute neuve offrerte quelques jours plus tôt par mon pôpa (merci papa!), les escalators de Bercy 2, la galerie marchande, un retour sous la grisaille parisienne de Septembre par le périphérique jusqu'au Kremlin-Bicêtre, chez elle, l'amour que je lui vouais, puis quelques mois plus tard la déchirure et son cortège de sentiments désagréables : chagrin, tristesse , solitude, incompréhension, avant que la délivrance, l'acceptation, n'entre enfin en scène.
Il en aura coulé de l'eau sous les ponts en presque 4 ans. Presque rien à l'échelle d'un vie, mais tellement d'événements se sont passés dans ce laps de temps si court. Tel cet homme voyant défiler le film de sa vie passée dans Amélie Poulain, ce type d'événement a le mérite de nous aider à ouvrir les yeux sur pas mal de choses...
Carpe Diem encore une fois 