''hier, j'ai passé la journée à paname... enfin, pas paname, la défense, cet endroit inhumain où s'élèvent des tas de tours pleines de mecs en cravate et de nanas en tailleur...
arrivée en avion, l'orlyval, ça va ; rapide, climatisé, on acclimate le touriste en douceur (je zappe l'attente de 20 minutes au milieu d'autres voyageurs pour obtenir le fameux petit carton qui me permettra de rejoindre la Capitale, le fameux ticket RATP)
à Anthony, ça se gâte ; une voix charmante annonce dans les hauts-parleurs que "suite à une avarie dans le système de fonctionnement de la surveillance des blablabla, les trains sont retardés ; prochain train dans 10 minutes environ"
le fameux train arrive, nous sommes 2000 à vouloir entrer dedans, ça n'entrera jamais, si ça entre, une sorte d'énorme chausse-pied a dû permettre cet entassement, je persiste à lire mon bouquin, puis je renonce devant l'air outré de mes covoyageurs ; les bras serrés le long du corps, une rigole de sueur dans le dos, je me résigne à endosser mon rôle de sardine ; ne râlons pas, j'aurais pu être thon, ça aurait été encore moins drôle.
à cause de la foutue avarie (qui s'est transformée dans la voix d'une autre charmante dame en "rail cassé entre les stations de duschmoll et trifouilly-la-zone"), le train s'arrête souvent entre deux stations, ou reste 10 minutes à quai à chaque station, on ouvre les portes mais d'où je suis, au fond du compartiment, je ne sens pas l'air.
une dame fait un malaise entre deux stations souterraines, ça commence à être la panique ; on est tellement serrés qu'il n'y a même pas moyen de l'amener vers un strapontin !!!!!
à denfert, le conducteur annonce qu'il faudra 50 minutes pour rejoindre la gare du nord et qu'on ferait mieux de prendre les correspondances metro ; comme un seul homme, la foule sort du RER, presque sans râler !!!!!!! moi je reste, et, miracle, on rallie chatelet en 15 minutes (pourquoi ce changement soudain de rythme ? mystères de la RATP)
le reste du trajet s'est passé sans encombre ; 2 heures pour rallier orly à la défense, un record. et je pense déjà aux parisiens comme à des héros.
le retour, à 17 heures : à la station de la Défense, une voix toujours charmante annonce de gros retards sur la ligne A, dans le sens paris-banlieue ouest ; moi je vais vers l'est, mais bizarrement ces trains-là AUSSI sont annoncés en retard ; annoncés seulement, parce qu'en fait un train arrive immédiatement ; je monte....
l'horreur ; ce train sort tout droit du four, ou je ne m'y connais pas ; au bout d'une minute, tout le monde est en nage. dehors hier il faisait chaud, mais là, dans ce RER, il fait bouillant ; je ne comprends pas (si quelqu'un pouvait m'expliquer pourquoi la RATP passe ses RER au four avant de les mettre à dispo des voyageurs, j'aimerais bien...)
même topo dans le RER B, que je prends de chatelet à Anthony ; à chaque station, on ouvre les portes pour avoir un peu d'air. les gens ruissellent ; les vêtements, trempés, collent aux corps mais on n'est pas dans la joyeuse beauferie d'un T-shirt de concours mouillés, on est dans la fin de journée de gens qui ont bossé, qui se sont tapés un retard le matin, une étuve le soir, qui remettront ça demain dans le CO2 et autres cochonneries des bagnoles, qui parfois, se sont tapés cette galère avec des mômes, ou qui sont vieux, ou fatigués, ou malades,
ou même rien de tout ça, mais mierde quel enfer ces transports !
parisiens, parisiennes, vous êtes de super héros''
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