Depuis quelques semaines, les événements qui frappent les banlieues chaudes en France, ne laissent personne indifférents. Et l'on se demande, à quel point, Sarko, son vocabulaire (racailles, voyous) dont tout le monde s'offusque pour désigner des jeunes qui balancent des cocktails molotovs sur des bus remplis, n'a pas contribué à l'embrasement.

L'on se demande aussi quelle est la place des médias dans cette crise unique depuis des dizaines d'années dans notre pays.

Quand j'entends sur Europe 1 800 voitures brûlées la nuit dernière, et que dans le même temps tf1.fr en annonce 1500 au petit matin sur son site web, déjà, je m'interroge. Une voiture brûlée est une voiture brûlée et les additions sont des additions. Le résultat de 1+1 serait-il différent d'un média à l'autre ?

J'ai des raisons de rester vigilant. Le billet de Daniel Schneidermann (vous savez, le présentateur sympa de l'émission Arrêt sur Images sur France 2), publié sur son blog, est plutôt intéressant et m'interpelle...

A sa lecture, je ne peux m'empêcher de me demander la part de responsabilité qu'ont les médias dans l'embrasement, et de me demander quel est leur niveau d'impartialité dans ces faits tragiques et dans l'actualité en général.

Non pas que je cherche des excuses à Sarkozy ni à personne. Un politique doit savoir employer les mots justes et se contenir en toutes circonstances. Mais je constate, en lisant le billet de Daniel, qu'il semble qu'encore une fois, les journalistes nous ont montré ce qu'ils voulaient bien que l'on voie, et repassé en boucle ce que nous devions retenir.

Pour eux, le reste n'est qu'un point de détail ?

Un point de détail qui pourrait avoir déjà fait plusieurs victimes...