L'affaire Sony continue de faire grand bruit. Alors que Sony diffuse un outil qui, en plus de désinstaller son logiciel espion, laisse le système ouvert une énorme faille, on apprenait récemment l'apparition d'un virus profitant de l'outil de Sony pour se reproduire et se cacher aux yeux de l'utilisateur.

Chacun des acteurs du milieu volent à la rescousse du géant, et tentent de minimiser le cafouillage médiatique dans lequel le géant s'est enlisé depuis quelques jours. Microsoft annonce de son côté que son outil d'éradication de spywares va nettoyer le gâchis de Sony.


Enfin, sur le sujet du piratage et de la protection du droit d'auteur, on applaudit des deux mains la commission Sirinelli, qui proposera dans la nuit du 23 au 24 décembre prochain au vote un projet de loi, visant à limiter le piratage.

L'amendement, d'abord rédigé par Vivendi Universal (depuis quand les majors siègent-elles au Conseil Européen ?), a été repris par la commission Sirinelli. Quelques extraits:

  • d'interdire tous les logiciels permettant de mettre à disposition une information protégée par le droit d'auteur et n'intégrant pas un dispositif de traçage et de contrôle de l'usage privé (mesure technique) ;
  • mettre en place un système de filtrage généralisé en collaboration avec les fournisseurs d'accès.

le meilleur restant sans nul doute:

  • mise en place d'un sytème d'écoute généralisée des correspondances privées ;

Soit en français, plus ou moins la légalisation des logiciels espions tel celui que Sony nous a concocté, ceci pour surveiller l'utilisateur, la musique qu'il écoute, les films qu'il regarde et contrôler un peu plus sa vie privée.

Bref, une belle avancée pour la lutte contre le piratage au détriment des libertés individuelles... Le combat est juste, les moyens sont ignobles...

Plus d'informations ici : Reseaux & Télécoms.