Sans lancer de cri d'alarme, on dirait que nos politiques n'ont toujours pas retenu la leçon, bientôt 5 ans après ce qu'on appelle depuis, le cataclysme.

Force est pourtant de constater qu'à droite, on ne combat plus les racailles au karshër, mais les immigrés en situation irrégulière (comme si c'était la solution à tous les maux de ce pays), et qu'à gauche, on se perd encore et toujours... Jospin-j'y-vais-j'y-vais-pas, Strauss-Kahn qui achète Zidane y va marquer devant les caméras de Canal après que son conseiller en comm' le lui ait conseillé, Fabius, Laguillier, Besancenot, Bové, et le phénomène Ségo..........

Gageons qu'en novembre, se dégagera un candidat unique pour le PS et qu'on saura enfin à quel programme s'en tenir. Car pour l'instant, dans aucun camp onne souhaite dégainer trop tôt histoire de ne pas être pris trop rapidement pour cible... en attendant les médias nous informent.

Enfin... nous conditionnent.

Pas un jour ne passe sans qu'on ne parle nous de Sarko ou de Ségolène. Parfois on entrevoit un Le Pen ou un De Villiers toujours prêts à faire de l'humour avec Sarko ou Ségo. Mais rien, non rien, sur les forces en présence au centre, ou très peu.

De ce point-de vue là, l'équilibre des temps de parole, bien que je ne sache pas s'il est applicable de tous temps ou uniquement quelques mois avant les élections, le temps de parole penche largement en la faveur du PS et de l'UMP. Ah si, on a parlé rapidement du PC avec la fête de l'huma, mais très rapidement... quant à François Bayrou, lorsqu'il balance en direct au JT de TF1, ce qui est pourtant criant, à savoir que les médias par leur comportement orientent les français vers un choix préfabriqué celui-ci se fait rappeler à l'ordre par Etienne Mougeotte et et Le Lay d'après cette brève ou encore d'après cet article ou celui-ci.

Dans ces conditions, comment je doute que le prochain président soit élu sur la base de son programme, mais plutôt sur sa popularité.

Pendant ce temps, les médias suivent leur choucou faire du jogging à New-York et continuent à marginaliser des acteurs qui mériteraient pourtant d'être écoutés... Au vu de cette pré-campagne basée sur un terrain aussi peu propice à la réflexion, espérons que la campagne élevera le niveau.

En attendant, regardons TF1 et Jean-Pierre Pernault nous parler de Nico rendant visite aux pêcheurs de harengs dans la mer du nord...