La vie enseigne un certain nombre de choses théoriques, desquelles on sait par exemple que 1 + 1 font 2, que l'eau est composée d'oygène et d'hydrogène, ou que la vitesse de la lumière est environ égale à 300.000 km/s dans le vide. Pour certaines d'entre elles, la théorie rejoint la pratique, c'est ainsi que nous sommes dans notre majorité, capable de déchiffrer un texte avec l'enseignement de la lecture ou payer nos courses grace à l'enseignement des mathématiques.

Là où la vie nous laisse bien seuls face à notre propre expérience et nos propres croyances qui ne se basent que sur notre ressenti, c'est bien dans le domaine des sciences du comportement. On essaie, parfois ça marche, parfois ça ne marche pas, c'est alors qu'on se rend alors compte de la valeur des gens.

Dans notre entourage, il y a je pense, trois grandes catégories : la famille, les amis et enfin les connaissances.

La famille est ce qu'elle est. On ne la change pas, on fait avec ses plus et ses moins, on s'en accomode lorsqu'elle ne correspond pas à notre vision idéale, mais on ne peut pas en changer.

Sorti de la famille, les amis et les connaissances sont issus d'un choix, c'est déjà ça, rien n'est imposé, en revanche qu'est-ce qui détermine qu'un individu soit un ami plutôt qu'une "simple" connaissance ?

Je dirais que le choix s'opère par lui-même, avec le temps. Vient d'abord le temps de la découverte. La nouvelle connaissance est "neuve", on s'appelle souvent, on se voit souvent, on se fait des bouffes ou des cinés souvent. Puis petit à petit le calme revient. C'est là que la nouvelle connaissance est déterminée "ami" ou "simple connaissance" : l'ami sera toujours là quoi qu'il arrive, pensera à vous par un petit SMS de "bon anniversaire" ou enverra une carte postale à l'occasion de vacances. La connaissance elle, appellera rarement, quoique parfois par intérêt vous passera un coup de fil, et prétextant prendre de vos nouvelles souhaitera obtenir un renseignement que vous pourriez lui donner : conseils pour acheter du matériel informatique ou pour dépanner une bécane par exemple.

L'ami, lui, sera souvent disponible pour vous, ne refusera jamais de vous voir s'il en a la possibilité et n'hésitera pas à vous passer un coup de fil désintéressé, voire dire en face ce qu'il pense de vous si malaise il y a. Trivial et trop facile direz-vous ?

Certes. Mais lorsque dans le cas présent, la vérité est si criante, ou pour certaines situations absurdes, un raisonnement simpliste suffit : dernièrement, quelques-uns de mes "potes" m'ont fait comprendre que je n'étais certainement plus fréquentable à leurs yeux, en se barricadant derrière un mur de silence incompréhensible... Ceux-là que je pensais être des "potes" n'auront finalement droit qu'à la catégorie "simples connaissances" de passage. Peut-être qu'un jour s'ils m'expliquent ce qu'ils me reprochent, je leur décollerai le fanion "brochette de cons".

En attendant, tant pis pour le ski cette année... :-/