Eh oui, ce matin pour une fois en presque un an, c'est trafic interrompu dans les deux sens sur le RER A au départ de St Germain en Laye, jusqu'à Rueil Malmaison :

Donc forcément, c'est pas vraiment possible d'aller dans Paris dans ces conditions. D'autant que la demoiselle qui fait l'annonce dans la gare, indique "Pour vous rendre à La Défense, merci de prendre euh le bus 258".

Vérifications faites, elle avait raison, on peut prendre le bus 258. Le problème, c'est le bus, eh oui il n'y en a qu'un. Au devant de ce bus, environ 150 personnes font la queue pour espérer entrer. Près des portes, les esprits se chauffent. Ceux qui sont dedans sont heureux et attendent qu'ils parte, ceux qui sont près des portes, moitié devant, moitié derrière, en viennent presque aux mains : difficile de se faire recaler à l'examen d'entrée si près du bus, du but pardon.

Je conçois qu'on ne puisse pas prévoir les pannes, mais on peut les anticiper. Et lorsque l'impondérable se produit, on peut réagir. Et c'est bien là que la RATP est à la traîne. Soit environ 40 personnes par wagon, soit 3 rames de 3 wagons chacune, cela nous fait environ 300 à 400 personnes par RER au départ toutes les 10 minutes aux heures de pointe. Et pour seule réponse : le bus classique, pas de service renforcé, rien.

Si au prochain plan d'aménagement de la région Ile de France, les politiques veulent réduire la place de la voiture au profit des infrastructures de transport en commun, ce qui revient à mettre tous les efforts sur un seul mode de transport, alors il faudra faire faire en sorte qu'en cas d'avarie majeure, de véritables plans de substitution soient mis en place, ce qui est loin d'être le cas aujourd'hui.