greve_sncf.jpg J'ai les boules. Jeudi c'est la grêve dans les transports. Une grêve dure, qu'on nous dit.

Mais j'ai décidé d'être solidaire.

J'aurais pu dormir tranquillement sous ma couette.
J'aurais pu ranger mon appartement, faire des travaux, du ménage, des courses.

Solidaire non pas avec ceux qui font grêve et défendent leurs acquis sociaux (c'est légitime), mais solidaire avec tous ces galériens qui voudront, comme moi, aller bosser jeudi.

Solidaire également car je refuse que des syndicalistes grêvistes viennent me plomber une journée de RTT. D'autant que si d'aventure, la grêve était reconduite, je serais bien malin une fois que j'aurai épuisé mon solde...

Donc, je vais prendre mon courage à deux mains, un zeste d'héroïsme, deux mes baskets confortables, des vêtements suffisamment chauds mais pas trop non plus (il ne faudrait pas avoir trop chaud dans un RER bondé), un appareil photo, et l'on verra bien si j'aurai un RER, un métro, et combien de temps je mettrai pour aller bosser.

Oui... bosser... car même si l'on nous demande de travailler plus pour gagner plus, une journée de congés sans solde pour faute d'absence au poste, c'est une journée de moins sur la paie à la fin du mois... Et jusqu'à preuve du contraire, j'admets que les grêvistes ne soient pas payés lorsqu'il manifestent, mais moi je ne manifeste pas, je ne vois donc pas pourquoi je ne serai pas payé également.

C'est un brin égoïste me direz-vous... certes, mais dans cette histoire, jeudi, ça sera chacun pour soi.