Nous sommes le 12 décembre. Pile a mi-chemin entre début décembre, période traditionnellement festive, et noël. Déjàà...

Alors nous sommes allés au marché de noël de La Défense, le plus grand d'Ile de France, et nous en avons profité pour faire de bien belles photos, par un froid glacial de 4 degrés et un tapis rouge imbibé d'eau glacée (il a plu récemment) à tel point que j'avais les pieds glacés, mais la logistique, on s'en fiche. Jugez plutôt.



Donc bon, j'étais un peu déçu. Je me faisais une joie à l'idée d'aller me ballader à ce grand marché de noël, acheter des trucs, des produits du terroir, comme on dit dans la bobosphère..

Et puis rien. Nada. Que dalle. Pas de magie de noël. Rien. Enfin si. Trop. Trop touristique. Trop commercial. Trop arnaque. Des stands de barbapapa. Des stands de bijoux cocoches que tu trouves les mêmes chez Claire's à moitié prix. Des stands de scrapbooking et de loisirs créatifs, que quand tu vas à Cultura ou au Virgin, tu t'en tires pour deux fois moins cher. Des stands de trucs pas intéressants, de trucs qui ne font pas noël, de trucs cher, de trucs inutiles, qui font... trop, trop, trop!

J'ai même essayé de regarder les saucissons Corses, j'aime les saucissons aux myrtilles ou aux champignons, et les fromages Savoyards, miam! Mais franchement... n'est-ce pas un peu l'arnaque de payer 10 euros les 4 pauvres saucissons anorexiques ? Comme si sur un marché de noël, francilien qui plus est, on pouvait faire de bonnes affaires, avec des producteurs qui se déplacent dans la grande ville, payent un stand et restent 3 semaines sur place jusqu'au 24 décembre. C'est qu'il faut bien le payer, l'emplacement du stand.

Alors du coup je suis déçu. Et puis, en fait, depuis quelques années je me demande ce que j'attends de tout ça, de cette période qu'on appelle "période des fêtes".

J'attend beaucoup de cette période, chaque année, mais nous sommes déjà le 12, et comme chaque année à la même période il me manque quelque chose que je n'arrive pas (ou plus) à (re)trouver. Je n'ai pas (plus) trop d'entrain pour ces fêtes, en réalité. Tout le monde court les bras chargés d'emplettes, fait plaisir à ses proches, prépare le repas du réveillon de noël.

Moi, la famille, proche, celle qui appelle pour prendre de mes nouvelles régulièrement, se compte sur les doigts d'un bûcheron malhabile. Alors faire mes emplettes, faire plaisir à ma proche Chérie, bien évidemment, mais ça n'ira guère plus loin, surtout quand en 2006 vous expérimentez uniquement la joie d'offir. Je vais encore passer pour une pièce rapportée lorsque j'irai les rejoindre pour cette fête de famille. Avec les histoires de famille imaginées ou réelles que surtout personne n'aborde, qu'on ne comprend pas toujours, mais qui pèsent comme autant d'inconnus qui s'installent à table mais qu'on a pas convié. Et cette année encore, la soirée du 24 viendra rapidement. Trop rapidement. Cette année encore, le 25 passera aussi vite qu'il est arrivé. Nous serons déjà le 26, la grande fête de famille sera passée. J'aurai cogité une bonne partie du réveillon sur tout ça.

Quand j'étais gosse, je m'enfermais dans ma chambre le 24 au soir, vers 21h00, et mon pôpa faisait genre : vous prendrez bien un apéritif, père noel ? Rhaa... c'était ça, la vraie magie de noël.

Quand je pense panse à tout celà, je réalise que les deux personnes, disons trois, avec qui je voudrais continuer à partager ces moments, comme quand j'étais gamin, ne sont malheureusement plus là. C'est peut-être la raison de ce manque d'entrain qui apparaît chaque année avant noël.

Heureusement que Chérie n'est jamais trop loin quand je cogite un peu trop comme ce soir, sinon noël serait encore un peu plus glauque. 000



Allez, pour terminer sur une bonne note, sauras-tu retrouver Charly :



et Charlie :