18772391.jpg

Rien de pire pour un écrivain, lors de la sortie de son livre, que de se retrouver à une séance de dédicaces avec seulement trois personnes en face de soi. Eh oui, être l'auteur du guide du routard des 10 meilleurs hôtels hantés, suite fort logique des 10 meilleurs phares hantés, n'est pas un métier facile. Cependant malgré sa renommée dans ce milieu, Mike Enslin ne croit pas aux fantômes, ni aux phénomènes surnaturels. D'ailleurs, jamais dans sa carrière il n'a eu l'occasion d'en croiser. Ecrivain sur le déclin, on en est pas loin...

C'est pour le contenu de son prochain bouquin, que Mike reçoit un jour une carte postale fort curieuse, l'invitant à ne pas aller dormir dans la chambre 1408 du Dolphin Hotel à New-York, là où de nombreuses morts particulièrement atroces mais néanmoins inexpliquées se sont produites par le passé. On comprend rapidement, dès les premières minutes du film, que Mike a fuit New York et les démons qui hantaient son passé. Sceptique, malgré les multiples avertissements du Directeur de l'hôtel, Samuel L. Jackson, Mike décide d'y passer la nuit... et très rapidement il va découvir et devoir affronter des choses auxquelles il ne croyait pas... et bien plus !

Autant vous le dire tout net, devant un film comme ça, j'ai la trouille et je ferme les yeux. Non pas que le film soit gore, ou violent, non pas du tout. Mais la musique, l'ambiance, les plans, sont bien conçus. A un tel point que vous adoptez, en tant que spectateur, le point de vue du personnage principal : lorsqu'il est surpris par ce qu'il voit, vous l'êtes également. Donc de ce point de vue-là, c'est réussi, on se sent totalement transporté dans cette chambre, là, à côté de ce pauvre Mike.

Ensuite, sans tomber dans le déluge d'effets spéciaux, on peut dire qu'il s'en passe, des trucs bizarres, dans cette chambre devenue huis clos. Pourtant, on est à New-York je vous rappelle. Mais, on se croiraît dans un mauvais rêve (des fois qu'il y ait de bons cauchemars), tant l'ambiance est pesante, déroutante et dérangeante. La fin est... disons qu'à mon grand regret, elle apporte plus de questions que de véritables réponses. Rêve éveillé, hallucinations, manipulation, fantômes ou sorcellerie, qui était en réalité le Directeur de l'hôtel ? On n'en sait rien...

Enfin, la salle de ciné était gelée, merci le cinéma de Parly II, mais bon, cela renforce l'ambiance glauque et relativement glaciale du film.

Malgré celà, plusieurs mois je désespère de ne plus trouver de bons films DVD à acheter et que je n'aurais pas déjà. Pour une fois, celui-ci rejoindra ma petite DVD-thèque.18772391.jpg