
Ce film a beaucoup fait parler de lui et devait enter dans l'histoire avant sa sortie : budget le plus important du cinéma, déballage de stars à l'affiche, coproduction européenne, et battage médiatique autour du casting, dont Alain Delon avec sa phrase culte "Avé Moi", la blondasse de la publicité pour Alice, bref... on a eu droit à beaucoup de bruit sur l'affiche, mais curieusement sur le contenu du film, son histoire, sur l'intrigue, la psychologie des personnages, comme on le voit dans d'autres films, rien, nada.
Asterix aux Jeux Olympiques est, à ce titre, très certainement le premier de l'ère du film bling-bling, comme le dit si bien Marianne : débauche de fric à tous les étages, déluge de stars, promo sans précédent, mais le film est-il à la hauteur de ce que vont payer les spectateurs ?
Je dois l'avouer, après avoir entendu tout ce qu'on a entendu, et lu les critiques un peu partout, je m'attendais à pire. Imaginez : le film commence sur une scène dans laquelle Alafolix (Stéphane Rousseau), gaulois amoureux de la princesse Irina (Vanessa Hessler, Alice quoi), se route vers la grèce pour lui dire son son amour pour elle, tombe à la renverse dans un ruisseau. Eclat de rire des prépubères dans la salle... aïe, si c'est comme ça jusqu'à la fin, ça va pas le faire.
Plus tard arrive Benoït Pooelvoerde, Brutus alias le fils de César incarné par Alain Delon. Amusant, on se laisse aller à sourire au détour d'une petite vanne. Puis le film se met doucement en marche... les situations comiques n'ont rien n'innovant (le avé-moi est répété une bonne vingtaine de fois), le comique de répétition sur l'assasinat de César est plutôt lassant et les effets spéciaux n'ont rien de révolutionnaire (sauf peut-être scène du guépard, assez originale).
Asterix et Obelix restent fidèles à eux-mêmes et l'on ne regrette pas le changement de Clavier par Clovis Cornillac. On ne comprend pas trop ce que vient faire Francis Lalanix dans cette histoire, son personnage n'apporte strictement rien, ni celui de Couverdepus (José Garcia)...
Alors, ça n'est qu'à la fin qu'on comprend à peu près où ont été engloutis les 78 millions d'euros : imaginez un quart d'heure décousu et inutile avec Djamel, Zidane, Tony Parker, Adriana Karembeu et Amélie Mauresmo. L'intérêt, dans l'histoire d'Asterix aux J.O ? Aucun. Franchement aucun.
Bref, je m'attendais à pire et c'est certainement la raison pour laquelle il n'est crédité que d'une étoile sur Allocine, mais ce film ne vaut pas le battage médiatique qu'on en a fait. Des gens iront le voir, comme on l'a fait l'autre soir, néanmoins ne vous attendez pas à un truc génialissime, innovant et spectaculaire mais plutôt à de belles images, quelques passages amusants et surtout beaucoup, beaucoup de tape à l'oeil.
Du bling-bling cinématographique en quelque sorte.
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