Comment s'est déroulé le montage de mon prêt immobilier au LCL ? Semé d'embûches, et ce que j'ai constaté ce matin m'anène à pousser ce gigantesque coup de gueule contre le LCL et en particulier contre l'agence de St Germain en Laye...

Le changement de mon conseiller est intervenu début 2007. En juin, je décide de vendre pour racheter plus grand, et en septembre, le projet ayant suffisamment mûri, on décide de rechercher une banque pour financer l'acquisition (sachant que j'ai déjà un prêt immobilier en cours à St Germain en Laye)...

  • De septembre à octobre, je consulte le LCL trois fois pour réaliser diverses simulations à mesure que les choses se précisent. En trois entrevues, je fais le tour des conseillers de l’agence de St Germain en Laye, sans rencontrer ma conseillère attitrée… Eh oui, la semaine son agenda est certainement moins chargé que le samedi, cependant la semaine je suis sur Paris. Pratique…
  • A la faveur des grêves de transport de fin octobre et d’un RTT bien placé, je réussis à voir ma conseillère un jeudi si je ne m'abuse, pour lancer le dossier de prêt chez eux. Paperasses à signer, justificatifs à photocopier, tout se passe pour le mieux. Ma conseillère m’indique même que je pourrai bénéficier d’une camionette gratiuite une journée pour mon déménagement. Chouette !
  • Je dois remettre le dossier de prêt immobilier au notaire début décembre, cependant je ne vois rien venir et la Poste n’est pas en grève… Problème donc. Peu avant l’échéance, je passe la semaine à harceler le centre d’appel, les téléconseillers me rassurent et m’indiquent que ma conseillère est en congés mais que les choses suivent leur cours… J’en viens à mettre en doute la fiabilité de leur dispositif de messaging, censé prévenir mon conseiller (ou son remplaçant) dès lors que je souhaite qu’il me rappelle en direct…

Finalement le remplaçant me rappellera le samedi en fin de matinée après une semaine d’appels multiples. Il m’apprend qu’il leur manque des justificatifs et donc que le dossier de prêt n’a pu être transmis au siège pour accord (moi qui pensais que c'était fait depuis au moins une semaine).

C’est bien connu, en 2008 avec Internet, la téléphonie fixe et mobile, le LCL n’est pas fichu de joindre ses clients par téléphone ! Je demande alors un engagement écrit comme quoi le prêt est OK de leur côté (le notaire souhaite en avoir l'assurance, normal), mais pour eux, cela ne sert à rien (en gros, le notaire n’a qu’à attendre)…

Le dossier est (enfin!) finalisé dès le retour de ma conseillère le mardi (soit 15 jours après avoir vu ma conseillère) et parviendra au notaire en milieu de semaine, soit avec une bonne semaine de retard sur la date prévue dans le compromis de vente. Chapeau!

J’apprends également au cours de cette entrevue, que l’opératon de location gratuite d’une camionnette n’est pas reconduite en 2008. Moins chouette puisque le déménagement aura lieu fin janvier. Ma conseillère me propose alors un remboursement de LCL interactif à hauteur de 6 mois (soit une trentaine d’euros) ainsi… qu’un agenda papier. On voit les choses en grand au LCL.

  • Deux semaines avant le déménagement, nouveau challenge. Les dates de signature chez le notaire s’emboîtant plutôt bien à la fois pour la revente que pour l’achat, je fais part au LCL de mon souhait de ne plus bénéficier de crédit relais. Normalement en deux semaines, on a le temps de s'organiser en contactant le notaire pour faire en sorte que tout se passe pour le mieux… pas au LCL.

Deux semaines plus tard, soit en pleine journée de déménagement soit la veille de la signature de la vente avec le notaire (vous suivez), celui-ci m’appelle et m’indique qu’il lui faut un justificatif du LCL comme quoi le prêt relais est annulé… en quinze jours le LCL n’a pas réussi à lui transmettre ce justificatif!

On vient à peine de rendre le camion et de manger un morceau, la voiture est pleine à craquer, le ménage de l’appartement qu’on vend le lendemain reste encore à faire. Je file alors à l’agence LCL de St Germain en Laye en catastrophe, avec le notaire en ligne qui m’explique la situation. Je rencontre alors un conseiller qui a la gentillesse de traiter mon dossier et j’apprends, tenez-vous bien, que mon dossier de prêt n’est pas parvenu entier au siège !!! Il leur manque des pages. Donc, le dossier que j’ai signé quelques semaines avant est à refaire !! Accessoirement, personne ne sait où est la copie papier que le LCL est censé détenir. Heureusement, j'avais ma propre copie sur moi, sinon je ne sais pas comment ils auraient procédé. Allez hop, une nouvelle heure paumée à photocopier, parapher, signer…

  • Finalement chez le notaire, tout se passe bien, eux au moins, visiblement, ils connaissent leur affaire...
  • Début mars, ça n'est pas terminé, je constate que mon changement d’adresse n’a pas été effectué, mes relevés de compte parviennent à mon ancien domicile, heureusement la Poste réexpédie tout à Saint Gratien.

Sur le coup, je trouve un peu curieux de devoir passer encore tout ce temps avec la hotline LCL pour signaler mon changement d’adresse, alors que je viens de signer chez eux un prêt pour mon logement principal… on est pas à une ineptie près, sauf qu'en rappellant pour un autre sujet quelques jours plus tard, la téléconseillère me demande si j’habite toujours à St Germain en Laye. Quoi, malgré mon appel la semaine dernière, vous n’avez toujours pas modifié mon adresse ?!? m’étonnes-je… elle réalisera la modification en live. Ouf !

  • Enfin, cette semaine c’est le pompom. Premier acte, je remarque un prélèvement le 02 avril de 267,84 euros intitulé intérêts débiteurs au titre du 1er trimestre. Quoi !?! Je n'ai jamais été aussi créditeur qu'en ce moment...

J’appelle la hotline lundi (je connais maintenant je numéro par coeur) afin que ma conseillère me rappelle, j’attends toujours. Il semble que la date d’encaissement du chèque sur la vente de mon appartement, et la date de prélèvement des fonds pour l’achat de St Gratien, se soient mal chevauchées. Pourtant le conseiller avait, parait-il, tout prévu , en jouant sur les dates d’écritures… Manifestement il y a eu un raté.

  • Second acte, ce matin, mon compte est débiteur de 600 euros. Je regarde attentivement, je constate que je suis prélevé de 865 euros tous les mois (tenez-vous bien, c’est pile le montant de mon ancien prêt). 865 euros début mars, 865 euros début avril. Etonnant, non ?

Moralité… no comment.