Depuis le crash du McDonnel Douglas à Madrid le 20 août dernier, occasionnant 154 victimes, nous avons eu droit à plusieurs incidents plus ou moins graves et/ou spectaculaires touchant le domaine de l'aviation :

  • La dépressurisation d'un avion de la compagnie Ryanair et son atterissage d'urgence à Limoges, occasionnant selon les journalistes une chute de 8000 mètres (en réalité une descente très rapide mais contrôlée, permettant aux passagers de revenir à un niveau d'atmosphère respirable aux alentours de 2000 mètres)
  • La dépressurisation d'un avion de EasyJet annoncée à grands renforts de titres en gras sur la page d'accueil du quotidien 20 minutes, qui s'avérait en fait être un atterissage imprévu dans des conditions peu banales après le malaise de 3 passagers à bord. Situation exceptionnelle, mais est-ce que cela valait un article, j'en doute...

Alors, la loi des séries ? Destin, fatalité ou créature médiatique ?

Au vu du trafic aérien mondial, il n'y a pas une journée sans au moins une situation exceptionnelle à bord d'un appareil, que celle-ci se termine bien ou tourne mal c'est ensuite la loi des probabilités. Statistiquement l'avion est avec le train, l'un des moyen de transport de masse le plus sûr au monde. Il suffit pour celà de consulter le site Crash Aerien. Il y a de par le monde, entre deux et trois accidents par mois occasionnant des victimes, qu'il s'agisse de vols particuliers ou de longs courriers.

Lorsqu'un enfant se fait gravement mordre par un chien, on peut entendre au JT entre deux et trois faits similaires (mais moins graves) dans les jours qui suivent. Après une catastrophe aérienne de grande ampleur comme celle de Madrid, les journalistes sont plus sensibles à des faits aériens similaires... qui en temps normal n'auraient pas bénéficié de la même couverture médiatique. Les journalistes sont des humains comme vous et moi, ils agissent avec leur humeur, leur sensibilité, leurs faiblesses.

Restons vigilants et analysons l'actualité avec des pincettes.